Nos croyances, piliers de notre réalité

Dans notre quête de vivre mieux avec soi-même et avec les autres, il y a un élément qui vaut la peine d’attirer notre attention. Il s’agit de nos croyances. Filtres fondamentaux dans notre perception de la réalité, elles ont un impact immense sur notre expérience et notre façon de bâtir notre vie au quotidien. Les conscientiser facilite énormément la matérialisation de changements dans notre vie et fait de nous un acteur conscient de notre épanouissement.

 

Qu’est-ce qu’une croyance

Une croyance est une affirmation que l’on tient pour vraie. Et toute croyance est fondée sur l’expérience de quelqu’un et l’interprétation qu’il en a fait. Nos croyances  proviennent donc soit de notre propre expérience, soit, et pour la grande partie d’entre elles, de notre éducation et de l’environnement dans lequel nous avons grandit (parents, familles, professeurs, société, média, etc.), donc de l’expérience et de l’interprétation d’une autre personne. En effet, au cours de cette première tranche de vie, sont installée en nous des croyances fondamentales qui teinteront nos expériences futures. L’interprétation de ces expériences futures ne fera ainsi que renforcer les croyances installées en nous précédemment.

 

Quel est l’impact de nos croyances

Selon Robert Dilts, nos croyances peuvent modeler, affecter ou même déterminer notre degré d’intelligence, notre santé, nos relations, notre créativité et même notre bonheur et notre réussite personnelle. Autrement dit, une croyance influence notre rapport à nous-même, à la vie, notre perception de la réalité et donc détermine notre expérience de la vie. Les croyances agissent comme des filtres entre nous et la réalité. Un peu comme la lentille d’une lunette qui serait teintée, une croyance nous amène à voir les situations de la vie courante d’une certaine couleur ou teinte et ainsi à les vivre et interpréter d’une manière particulière selon la nature de notre croyance. Évidemment, les croyances ne fonctionnent pas de façon isolée et s’organisent en système de façon à structurer notre compréhension et à la renforcer.

 

Voici un exemple d’amalgame de croyances qui structure la perception, l’interprétation  et finalement l’expérience de la vie : le gris est une couleur triste ; un ciel couvert est lourd et sinistre ; être mouillé est désagréable ; il est difficile de marcher dans la pluie sans être mouillé. Le résultat de cet amalgame de croyance peut être que le propriétaire de ces croyances n’aime pas lorsqu’il pleut, il est maussade et déprimé à son approche. Son moral peut être lourdement affecté s’il doit vivre plusieurs jours de pluie de suite, la vie devient plus lourde et difficile, de ses rapports interpersonnels aux tâches qu’il doit accomplir.

 

Voici un second exemple d’amalgame de croyance : la nature est un royaume sacré qui nous enseigne la vie sous ses différents aspects. L’eau est ressourçante, purifiante, elle est porteuse d’énergie ; on voit souvent des arc-en-ciel après la pluie ; la nature a besoin d’eau pour s’épanouir et se renouveler ; l’humain a besoin d’eau pour vivre ; l’humain est dénaturé et gagne à observer la nature, se laisser inspirer par elle pour revenir à sa nature véritable. Le résultat de cet amalgame de croyances est probablement que son propriétaire aime probablement la pluie. Lorsqu’il pleut il est contente, apaisé et même ressourcé. Sa vie, ses relations interpersonnels et ses tâches se déroulent indépendamment de la température ou peuvent même être stimulées par ce facteur.  

 

Voilà un bel exemple pour expliquer l’expérience que peuvent générer des schémas de croyances différents concernant une même réalité.

 

Comment conscientiser nos croyances

Nous avons une multitude de croyance à propos de nous et de tout ce qui nous entourent. Ce qui est d’autant plus intéressant c’est qu’elles sont pour la plupart inconscientes jusqu’au jour où l’on se permet d’investiguer notre pensée, de se questionner et de s’observer penser. Conscientiser nos croyances se fait dans un premier temps en se demandant ce que nous savons ou croyons à propos d’un sujet puis en notant quelle expérience nous avons vécu ayant mené à l’adoption de cette croyance. Notons à ce point que toute information est une croyance : qu’elle soit de la crédibilité la plus totale, reconnue et approuvée par la société entière, la planète ou l’univers n’en fait pas moins une croyance (souvenez vous que jusqu’à ce que Galilée avance que la Terre était ronde, tous la croyait plate !... peu importe qu’une information soit jugée ou reconnue vraie ou fausse pour être une croyance).

Dans un deuxième temps, conscientiser des croyances se fait en s’observant dans nos rapports au monde. En effet, il est très probable que toutes nos croyances sur un sujet ne ressortent pas lors de notre première investigation mais qu’elles soient exposées dans certaine situation. Également, il arrive de croire que nous possédons une croyance alors qu’en réalité nous aimerions posséder cette croyance mais croyons plutôt l’inverse. Encore une fois, la vraie croyance ou une croyance contradictoire et limitante surgira dans notre quotidien, souvent sous forme d’obstacle entre nous et l’objet de notre désir.

 

 

L’importance de conscientiser nos croyances

Dans leur qualité importante de filtres entre nous et la réalité, nos croyances jouent un rôle déterminant dans notre perception de la réalité et donc dans l’atteinte de nos objectifs mais aussi dans notre relation au bonheur et notre capacité à y accéder au quotidien! Pendant que certaines croyances sont supportantes et facilitent un rapport sain et nourrissant avec la vie, d’autres croyances sont limitantes, empêchent notre expansion, notre développement et l’atteinte ou le maintien de notre bien-être. Ainsi dans notre quête de vivre mieux avec soi-même et avec les autres, prendre conscience de nos croyances est un premier pas hautement efficace.

 

Il est tellement intéressant de constater que nous affirmons intérieurement certaines choses sans questionner ces croyances, sans aller voir sur quoi elle repose. Et quand on le fait, on se rend souvent compte que cela ne fait aucun sens, que nous nous contredisons nous-mêmes ou que notre raisonnement est incomplet. Notre perception de la réalité est directement liée à nos croyances, ainsi changer nos croyances amène un changement de réalité ! Voici un exemple inspirant de la découverte d’une croyance limitante ainsi qu’une courte démarche de changement de croyance.

 

A- Les gens autour de moi ne m’aiment pas donc je ne suis pas aimable.

B- À quels signes conclu-tu que les gens ne t’aiment pas ?

A- Ils sont toujours occupés et n’ont pas de temps pour moi, ils agissent de façon égoïste avec moi… je ne sais pas… peut-être que je ne veux pas être aimé…

B- Ça veut dire quoi pour toi « être aimé » ?

A- Je ne sais pas…

B- Quelle est ta définition de l’amour ?

A- Une connexion éphémère, un épanouissement, quelque chose que l’on sait qui a une fin

B- Est-ce que cette définition de l’amour te fait envie ? Est-ce que tu as envie de vivre cela ?

A- non pas vraiment…

B- Est-il possible que ta définition de l’amour t’amène à être méfiant lorsque tu es en relation avec les gens ? Ou même qu’elle ne te donne pas l’envie d’être aimé et d’aimer ?

A- Sûrement...

B- Que dirais-tu de trouver une nouvelle définition de l’amour, plus supportante ?

A- J’aimerais bien.

B- Qu’est-ce que cela pourrait être ? Permets-toi de connecter avec ton idéal, comment aimerais-tu te sentir avec l’autre ? Comment peux-tu imaginer te sentir lorsque tu es aimé ?

A- (réflexion…) Libre d’être qui je suis…. En connexion avec ma source… en confiance.

B- Ok maintenant peux-tu me dire ce que celasignifie pour toi « être libre d’être qui je suis » ? Comment te sens-tu lorsque tu es libre d’être  qui tu es ? (faire avec chaque aspect)

A- ..(Description en détail de chaque aspect)..

B- Maintenant, imagine ressentir à la fois être libre d’être, connecté à ta source et en confiance. Est-ce que cela est un vécu satisfaisant qui correspond à ta nouvelle définition d’être aimé ?

A-   Oui, je pense que c’est une bonne piste.

 

Suite à cette « simple » prise de conscience face à une croyance limitante et la redéfinition d’une nouvelle croyance plus supportante, cette personne dit vivre un enchaînement de changements positifs dans ses relations sentimentales et interpersonnelles. Sans se sentir complètement guérie, elle sans toutefois déjà son cœur plus libre d’aimer et d’être aimé et cela impacte directement dans son rapport au monde et ses interactions.

 

 

Cultiver les croyances supportantes

Imaginez que chaque secteur de votre vie, de votre esprit soit ensemencé de croyances supportantes. Imaginez vous libre de toutes contraintes, de toutes croyances limitantes. Quelle serait votre expérience de la vie alors ? Cela vous semble inatteignable comme portrait ? Ce n’est certes pas le projet d’une journée mais un processus de plusieurs années, qui porte fruit dès que les premières graines sont plantées.  Un bon début est d’observer la signification que vous donnez à « ce qui vous arrive ». Quelles sont vos croyances par rapport à cela ? Puis demandez-vous : suis-je ouvert à croire qu’il y a peut-être une autre raison pour que cela m’arrive ? De là, réfléchissez à une croyance plus supportante vous permettant d’interpréter la situation (c’est normal de se sentir un peu loufoque et moins crédible en débutant… Nous sommes habituer de croire/penser d’une certaine façon et ce processus nous amène à prendre conscience de la subjectivité de ce que nous prenions pour acquis auparavant. Cette subjectivité est d’autant plus palpable lorsqu’on introduit de nouvelles croyances. Le sentiment de manque de sérieux ou de crédibilité sera rapidement remplacé par le plaisir du jeu –croyance supportante ;))

 

Voici quelques exemples de croyances supportantes :

 

  • La vie nous soutient au quotidien.

  • La vie est simple et nourrissante. Si c’est compliqué, c’est que je m’écarte de la réalité

  • Je ne sais pas exactement ce qu’il y a devant moi mais j’ai confiance que la vie s’occupe de moi en ce moment.

  • La vie nous soutient toujours lorsque nous prenons une décision bonne pour soi.

  • Quand je souffre ou que je me sens victime de mon environnement, c’est que je vis en fonction de mes blessures et alors, je ne suis plus en contact avec ce qui est vraiment en train de se passer.

  • Derrière tout comportement, il y a une intention positive (chacun fait de son mieux)

  • Faire ce que l’on aime dans la vie n’a pas de prix

  • Je fais ceci d’abord pour moi, si cela plait aux autres ensuite, tant mieux.

  • Le monde spirituel m’envoie des signes et communique avec moi (plume sur mon chemin, oiseau qui se pose tout pres, etc.

  • Je suis amplement suffisant (assez bon, capable, fort, intelligent,…)

 

 

Voici une petite ressource remplie de pensées supportantes si vous avez besoin d’inspiration :

https://www.youtube.com/watch?v=tsgoG2UrxVM

Enregistrement en anglais avec la voix de Louise Hay (auteur et conférencière)

 

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