Forces de la noirceur : l’illusion de la lutte

L’un des aspects qui me surprend encore dans mon travail est que les guides avec qui je travaillent me présentent un portrait très pragmatique de la réalité. Mon cheminement spirituel s’est fait à travers des enseignements ésotériques où cohabitaient magie blanche (et donc l’existence de son opposé), hiérarchie de lumière (et donc aussi le concept opposé), soins énergétiques, clairvoyance, conscience, inconscience, etc.

Lorsque j’en parlais avec mon conjoint (qui lui a cheminé avec des êtres éveillés tel Arnaud Desjardins, Eckart Tolle et Adyashanti), il se braquait invariablement et me disait que tout ceci restait partie intégrante de la dualité et de l’illusion. Il comprenait mal comment tout ceci pouvait aller de pair avec cheminement spirituel et éveil. Alors que la spiritualité est définitivement une de nos valeurs communes, nous nous retrouvions souvent à éviter le sujet vu nos terrains différents et la distance entre les deux. Et si je n’était pas totalement d’accord avec lui, je ne pouvais non plus lui donner entièrement tord… Il y avait effectivement quelque chose de louche dans la perspective qui m’était offerte, ou du moins ce que j’en comprenais !

J’ai appris à avoir peur de la noirceur. J’ai appris à me défaire des entités et des forces de la noirceur, à m’en protéger (autant que possible) et j’ai appris à faire de même pour d’autres personnes. J’ai appris à invoquer la lumière et à surveiller mon canal pour éviter toute infiltration. J’ai appris que plus j’allais grandir en lumière, plus je serais exposée à de grandes forces opposées. Au final, je me sentais vulnérable (et absolument pas convaincue de vouloir grandir là-dedans), j’étais constamment en train de me nettoyer et de me recharger d’entités malgré mes protections.